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Installation de Bee's bunker en juillet 2015

Le Bee’s bunker de Nicolas Floc’h

En 2015, Nicolas Floc’h transforme huit blocs de pierre brute en habitats-forteresse qu’il installe dans une clairière du massif de Marcaulieu afin d’héberger des colonies d’abeilles noires, espèce indigène du massif.

Sur Nicolas Floc’h, on peut lire qu’il “explore les pratiques artistiques en fonction des contextes qu’il investit. [Que] ses œuvres se déclinent en de multiples formes (installation, sculpture, film, performance, scénographie…)”  Mais aussi que “ ses propositions artistiques s’inscrivent dans le champ de l’expérimentation questionnant les modes de production, de distribution et de consommation de l’art”. Cela suffit pour comprendre son travail.

L’œuvre Bee’s bunker quant à elle, est située sur une ancienne culture destinée à nourrir le gibier, couvrant environ un hectare et mise en jachère depuis 2010. Sa bonne exposition au soleil et la médiocre fertilité du sol ont permis sa colonisation par une flore herbacée comprenant une quarantaine d’espèces de plantes à fleurs telles que le bouillon-blanc encore appelé “cierge de Notre-Dame” ou le millepertuis surnommé “chasse-diable”.

Jean-Marc Huitorel, critique d’art et commissaire d’expositions commente le travail de Nicolas Floc’h : « Au croisement de la sculpture, de l’architecture, du paysage, de la photographie et de la recherche scientifique, l’art de Nicolas Floc’h pose également des questions de nature plus politique en ce qu’elles touchent à l’espace et à l’usage auquel les hommes le soumettent, à des manières d’agir sur le réel autant qu’aux moyens de le représenter. Arrachant aux régions aveugles des formes utiles qu’il assigne à la gratuité de la contemplation esthétique, il décide tout autant de ce qui peut être abstrait de la délectation et dévolu à la plus exigeante et à la plus inattendue des fonctions, à laquelle rarement l’art n’ose même plus songer, celle de participer directement à la régénérescence des biotopes c’est-à-dire à la survie des espèces. »

Cette œuvre a été réalisée avec le soutien de Pierre et Habitat, Rocamat, l’Office National des Forêts, les Ruchers de Lahaymeix et TERA, avec l’expertise du CNRS et avec l’aide des bénévoles du Vent des Forêts.

Les photos sont : de Nicolas Floc’h, de bénévoles du Vent des Forêts et de Loup Godé pour les photos des 8 blocs dans le paysage

Article rédigé d’après un article publié dans Vent des Forêt / en savoir plus : http://ventdesforets.com/