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perception #8 de Alexis Manchion

Lorsque le photographe Alexis Manchion nous propose d’autres codes de lecture

Le photographe Alexis Manchion ne recherche pas la beauté d’un lieu ou d’un objet mais ce quotidien devant lequel chacun reste insensible, tout ce qui se trouve entre un point A et un point B, tout simplement parce qu’il fait partie d’une routine. Dans perception il revient sur la réalité des paysages ; ses perceptions, il nous les raconte.

Après avoir exploré l’image documentaire durant plusieurs années, j’ai ressenti le besoin de modifier la représentation que nous avions de celle-ci. Le projet perception est ainsi né et repose sur une nouvelle lecture de l’imagerie du paysage.

Pourquoi devrions-nous montrer le paysage de façon formelle ? Que se passe-t-il quand nous changeons des codes de lecture ? Que cela provoque-t-il chez le spectateur ?

perception #10

Dans perception, j’inverse les sens, déstructure, colle, contre-colle, froisse, assemble. Les œuvres de perception ne se ressemblent pas. Chacune d’elles avance sa propre idée, sa propre relecture, soit individuellement, soit sous forme de séries à l’intérieur d’un projet plus vaste englobant différents points de vue. Que cela soit par la couleur, la déstructuration physique du papier, la multiplication des images ou encore de la vidéo transformée en photographie, toutes les œuvres  présentent le sentiment d’interférer sur le paysage.

Perception, c’est l’idée de liberté totale de création, la liberté de pouvoir proposer plusieurs options sans être contraint par une ligne directrice et laisser cours à la modélisation d’un nouvel espace… C’est une opposition à la formalité laissant le spectateur libre d’interpréter chaque œuvre selon sa propre perception…

Le photographe, Alexis Manchion

Disciple de la nouvelle objectivité, photographe monomaniaque de sujets tirés du quotidien et démultipliés par l’image jusqu’à épuisement du réel, Alexis Manchion développe une écriture photographique explorant les potentialités d’une esthétique de l’inventaire. Comme les Becher en leur temps avec des châteaux d’eau, il compile des images d’objets du quotidien, des murs, des tas, des recherches de couleurs à travers des villes lisses et déshumanisées ou des images fades au travers d’une satire de la carte postale en région Centre.

Voir les autres travaux du photographe : https://www.alexismanchion.com/?fbclid=IwAR1EelrUVpTvtecIbtw1gtFkZ27fAj2XNSP7i8Yso_CikADz4PMCoZnDw9o